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Les écoles d'art en France, entre le vide et le néant..

La Villa Médicis, une institution à bout de souffle..
L'exception française, une académie fascisante..

 
 

L’État est incompétent en matière d’art.”Gustave Courbet
Heureusement des intellectuels de gauche courageux commencent à se poser des questions sur l'art et l'enseignement de l'art en France et sur l'absence de rayonnement des artistes Français dans le monde et cela sans se faire traiter de réac et de beauf, ou accusé de faire le jeu de l'éxtrême droite.

Soyons clair pour qu'il n'y ait aucune ambiguité sur notre démarche, GCHOOQ EMMERDE ET CONCHIE l'extrême-droite.

Incohérence et absurdité des écoles d'art

Le nouveau directeur des Beaux-arts de Paris, Jean-Marc Bustamante. Représentant de la France à la Biennale d'art contemporain de Venise en 2003, directeur artistique du Printemps de Septembre à Toulouse.
Après la destitution polémique de Nicolas Bourriaud à la tête de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts en juillet dernier, Fleur Pellerin, l'ex-ministre de la Culture et de la Communication avait lancé un appel à candidatures. 25 candidats y ont répondu. Alors que le contexte politique faisait d’Eric de Chassey (copain de julie hollande) le grand favoris, c'est l'artiste Jean-Marc Bustamante qui a été choisi pour prendre la direction de la célèbre école.
Le Canard Enchaîné a soupçonné des manœuvres politiques peu glorieuses.

http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-un-artiste-et-une-ecole-avec-jean-marc-bustamante-2015-09-11

Jean-Marc Bustamante nous parle de cette "école qui ne sert à rien" mais qui est essentielle, de ce métier qui ne s'apprend pas mais qui a besoin d'une école : un éloge de l'inutile, de la tentative qui n'aboutit pas, de l'art pour l'art.

GCHOoQ: Pour information..les Beaux-arts de Paris accueille plus de 500 étudiants et son budget est de plus de 10 M€ payé par le contribuable Français.

Bustamante est d'accord avec Boltanski qui dit en 2003 à propos de l'école des Beaux-arts de Paris qu'elle est le "dernier lieu totalement inutile".

Boltanski: "Les Beaux-arts de Paris, un lieu où on peut rester 3 heures à regarder une tâche"

GCHOoQ: Les 3 heures à regarder une tâche sont bénévoles ou payées par le contribuable? Du coup si les 3 heures sont payées, la tâche n'est pas forcément au sol? Le délire oui, c'est formidable... mais pas quand c'est payé par des contribuables et dans une époque difficile.. moi, je me paie mes délires... et il n'est pas question de payer ceux des autres!

Bustamante: “les étudiants ont 5 années pour pratiquer des disciplines, ils sont là pour expérimenter, parler d'art ,réfléchir sur la question de l'art aujourd'hui et pour essayer de trouver une manière de s'exprimer” or “l'école d'art aujourd'hui est le dernier lieu de l'inutile”, on forme les artistes “pour qu'ils fassent autre chose” “l'art ne s'apprend pas”

GCHOoQ: Oui, l'art ne s'apprend pas!, c'est un long parcours intime, personnel, on est d'accord! ... mais nous à GCHOoQ...nous ne sommes pas directeur d'une école d'art..nous ne touchons pas de subventions, car nous sommes en accord avec nos pensées!... ON EST PAS DANS LE DELIRE... alors Mr Bustamente soyez cohérent... cela nous changera...plus besoin d'école...plus besoin de Frac ou de Drac .. ni de subventions et surtout .. liquidons le ministère de la culture et de la communication!

Bustamante: mon désir de “fermer davantage cette école” l'école doit être “plus exigeante dans sa formation “ Les examens ne servent à rien les élèves sont formés à rien mais ils sont débrouillards, et 5 ans ça leur fait du bien”.. ils sont” aptes à rentrer dans la vie professionnelle”..

GCHOoQ: Une année de prépa + 5 ans d'étude (DNSEP) + 2 ans de post diplôme ou de résidences... + 3 à 10 ans de dépression ou de déformatages psychiatrique ....Pour devenir quoi? Livreur de pizzas? Serveur?

N'importe qui seraient aptes pour n'importe quoi au bout de 5 ans de rien, même sans être passés par une école d'art! J'ai une petite pensée pour les parents qui paie une chambre et du matos à leur enfant pendant autant d'années, pour aboutir ...à rien, avec un diplôme qui vaut rien! et des profs qui ne sont rien!

Bustamante:”Fermer davantage cette école” et l'école doit être “plus exigeante dans sa formation” ...

GCHOoQ: c'est moi qui suis con ou quoi..? c'est délirant non? Fermer l'école et être plus exigeant? Bustamente récite bêtement le rapport sur l'état des écoles d'art en France commandé par le ministre de la culture Trautmann (rapport qui était déjà stupide, incohérent, dogmatique et mensonger à l'époque!)

Bustamante: " Les étudiants en Allemagne, à l'académie de Munich en particulier, il y a cette espèce de peur du vide c'est-à-dire qu'il n'y a rien ils sont formés à rien et je trouve cela formidable, car cela forme autant de bons artistes qu'à Paris"....

GCHOoQ: Le nihilisme comme dogme?où le vide et le rien domine? il ne reste juste qu'une dialectique pompeuse et suffisante?

Bustamante: "Dans un conservatoire de musique on forme des interprètes dans un conservatoire d'art dramatique on forme des comédiens, nous on ne forme à rien on n'a pas d'interprètes on ne peut attendre que des Matisse et pas des interprètes de Matisse ça ne s'interprète l'art! eux peuvent attendre des "Beckett", des " Beethoven"...

GCHOoQ: Beckett et Beethoven n'était pas des artistes? des créateurs? Waooo!..et les écoles de musique ne forment pas des compositeurs? et les conservatoires d'art dramatique ne forment pas des auteurs ou des écrivains? Mais dans quel monde irréel vivent les artistes d'art contemporain, comment peut-on être directeur des beaux-art de Paris avec avec un tel mépris et un tel rejet de la différence?

Personne n'a oublié les petits commentaires machistes qu’il avait proférés en 2006 dans un entretien croisé avec Christine Macel, conservatrice au Centre Pompidou, et l’artiste Xavier Veilhan, dans le catalogue de l’exposition « Dionysiac ». Entre autres perles, il y affirmait que « l’homme a besoin de conquérir des territoires, la femme trouve son territoire et elle y reste… Les femmes cherchent un homme, un homme veut toutes les femmes. La femme, dès qu’elle a trouvé son territoire, elle y reste… Les hommes sont toujours dans la recherche de territoires vierges ».

La critique d’art Elisabeth Lebovici a annoncé sa promotion façon avis de décès : « Les féministes ont la douleur de vous faire part de la nomination de Jean-Marc Bustamante à l’Ecole des beaux-arts (et de celle de Muriel Mayette à la Villa Médicis). »

 

Franck Lepage - L'art contant pour rien (à voir absolument!)

https://www.youtube.com/watch?v=n3gOLGzMChU

Trois réacs à la Fiac (avec Franck Lepage)

https://www.youtube.com/watch?v=l8qQ5piQYYg

Il y a trop de faux artistes (le commentaire a pris le pas sur l'oeuvre) par Éric-Emmanuel Schmitt

https://www.youtube.com/watch?v=MazCnEDHkB8

 

"C'est par l'art que l'entreprise se développe" Philip Morris
"L'art pour le bien des affaires" Communication Mobil
"Le mécénat n'est pas simplement un formidable outil de communication mais beaucoup plus que ça; c'est un formidable outil de séduction d'opinion." A.D. Perrin (cartier)
" Quand je crache, c’est de l’art " Marcel Duchamp

Fred Forest
Après son procès contre le MNAM (centre Georges-Pompidou), Fred Forest écrit en dernière de couverture de son livre "Fonctionnement et dysfonctionnements de l'art contemporain" (L'Harmattan, Paris, 2000).
« Ce livre tend à révéler les limites et les contradictions d'un système qui ne peut plus perdurer sous la forme élitaire actuelle au profit d'une poignée de privilégiés, toujours les mêmes, qui bénéficient de la complaisance et de la manne publique. Lutte du pot de terre contre le pot de fer, il s'agit de la description par le menu de mon procès jusqu'en Conseil d'État contre le centre Georges-Pompidou, et à travers lui, contre les institutions publiques de l'art contemporain pour leur refus de transparence sur les acquisitions et leur manquement au respect de la loi de 78 sur la comptabilité publique. Au-delà de l'art, la démarche engagée ici se veut avant tout une démarche citoyenne posant la vraie question de l'utilisation des fonds publics, et celle de la culture dans une démocratie. »Fred Forest

Daniel Buren
En septembre 2011, Daniel Buren dans la revue L'Œil constate, au cours d'un long interview, l'incapacité, la confusion et la faillite de l'expression « art contemporain » :
« En règle générale, je dirais que la santé ébouriffante qu'on lui prête — biennales dans le monde entier, foires à tous les tournants et salles de ventes débordées — sont des aspects quelque peu paradoxaux d'un domaine qui, sur le plan de la pensée, est au bord de la faillite. Ce n'est plus un moment de l'histoire, mais la mode au jour le jour. "Contemporain" est un terme complètement dénué de sens, mais c'est l'une des trouvailles les plus performantes jamais trouvées afin d'annihiler dans l'œuf tout ce qu'un artiste pourrait présenter d'un tant soit peu neuf et dérangeant. […]

 
 

Les écoles d'art Françaises ou comment marier Kropoptkine et l'ultralibéralisme américain d'Adam Smith...

"Le modèle pédagogique et social français part à l'eau. Les écoles d'art intègrent le système de sélection sociale qu'est l'enseignement supérieur."
"On oublie trop fréquemment qu'en 1995, un mouvement social des enseignants, essentiellement mené par les enseignants des écoles nationales, a vigoureusement secoué les écoles et que la transition vers l'enseignement supérieur (donc la mise aux normes universitaires) a été une façon d'absorber ce mouvement en faisant miroiter aux enseignants des écoles territoriales, les plus nombreuses, une transformation du statut de leurs établissement qui entraînerait mécaniquement la revalorisation de leurs statuts, ce qui, évidemment, n'a pas été le cas."

"C’est seulement en 2013, lorsque l’État français enfonce le clou des accords de Bologne en plaçant les écoles d’art sous la cotutelle du ministère de la Culture et du secrétariat d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, que le monde de l’art réagit et pétitionne. Quelque 600 signataires affirment que « leurs enseignements relèvent expressément du champ de l’art et de la création sur lequel c’est le ministère de la Culture, et non celui de l’Enseignement supérieur, qui a vocation à exercer sa compétence ». Entre-temps, les effets néfastes de la RGPP (révision générale des politiques publiques) ont déjà délesté les budgets des écoles à cause d’un terrible désengagement de l’État, d’où la création, dès 2002, des premiers établissements publics de coopération culturelle (EPCC), avec un but : l’autofinancement et le regroupement dans des pôles d’excellence."
"Autrement dit, on affaiblit la force de l’art en la dissolvant dans des logiques universitaires, sans pour autant donner une feuille de route aux écoles, sans créer une loi-cadre créant un seul corps d’enseignement artistique du supérieur. On fait croire à ces établissements qu’ils deviennent autonomes, alors qu’on les transforme en entreprises, qu’on oblige leurs directeurs, désormais gouvernés par la dictature des chiffres, à devenir managers, à embaucher toujours plus d’administratifs, de personnels chargés des mécénats, autant de préoccupations qui les détournent du projet éducatif. On rogne leurs budgets. Sans compter que leur ministère de tutelle, la Culture, est démantelé, sa direction décapitée, sa délégation aux arts plastiques portée disparue."

"Professeur à la villa d’Arson à Nice, l’artiste Noël Dolla ne se fait pas prier pour jeter l’éponge, écœuré d’un formatage qui met à mal le savoir-faire, la pratique, l’invention dans ce qu’il craint de voir devenir des « ENA artistiques ». "

Michel Métayer, le charismatique ex-directeur de l’école de Toulouse, qui s’est battu pour que le mot « manager » ne désigne pas les directeurs, craint que l’art ne devienne « lisse, non provocateur, vendable, produit par des artistes bankables ».

"Nous demandons que soit respectée l’intégrité de cette institution, sa fonction de transmission et sa qualité de lieu d’expérimentation artistique, à l’écart des critères de “rentabilité” et des normes du marché de l’art. Une école ne doit pas dégager du “profit” et être “compétitive”, pas plus qu’un hôpital ou tout autre service public. Une école n’est pas “une marque”. L’École nationale supérieure des beaux-arts ne forme pas des “professionnels” détenteurs d’un savoir quantifiable. Elle forme des artistes. Elle forme des intellectuels.Elle forme des citoyens qui portent un regard critique sur la société et inventent de nouvelles manières de voir le monde. "

Références: Magali Jauffret / Kaplan / Alain Bourges

 

Juillet 2015

Yves Michaud, “Enseigner l'art ? : analyses et réflexions sur les écoles d'art”, Nîmes, 1993

Nathalie Heinich, “Être artiste : les transformations du statut des peintres et des sculpteurs”, Paris, 1996 ; repr. 2005 (50 questions)

Fred Forest, “Repenser l'art et son enseignement : les écoles de vie”, Paris, 2002

Pierre Bourdieu, “Questions sur l'art pour et avec les élèves d'une école d'art mise en question”, dans “Penser l'art a l'école”, dir. Par I. Champey, Arles, 2001

Philippe Pujas, Jean Ungaro et Karelle Ménine, “Une éducation artistique pour tous ?”, Ramonville Saint-Agne, 1999

 
 

La Villa Médicis, une institution à bout de souffle

GCHOoQ: Pour information.. Villa Médicis et son budget de 7,7 millions €, dont 4,6 millions de subventions d’Etat (pour 30 lauréats), payé par le contribuable Français.

“Si la Villa est célèbre pour nourrir grandes polémiques et petits scandales – nominations arbitraires, concurrence féroce, fêtes orgiaques, entre-soi et repli sur soi –, elle est longtemps restée un symbole fort de la culture française à l’étranger. Mais elle apparaît de plus en plus comme une coquille vide, davantage lieu de dépression que de création, peinant à masquer les errements d’une politique culturelle française incapable de s’ouvrir sur le monde.”

Le cadre : une Villa prestigieuse à 1 100 kilomètres de Paris à vol d’oiseau, avec vue royale sur le Vatican, l’un des plus beaux logements de fonction de la République française. L’objet : une des violentes polémiques culturelles de l’été 2015, avec un palais suscitant convoitises et intrigues dans les allées du pouvoir. Perchée sur sa colline du Pincio à Rome, la Villa Médicis vient, à nouveau, de voir les projecteurs braqués sur elle pour de mauvaises raisons politiques plus que pour des motifs artistiques. Elle a en effet, une fois de plus, incarné les dérives de la monarchie culturelle française et des nominations opaques qui régissent le monde des arts. En jeu : la succession du directeur Éric de Chassey, nommé en 2009 par Nicolas Sarkozy, reconduit en 2012 par François Hollande, et dont le second mandat prenait fin à la mi-septembre.”

La villa Médicis est censé porter et diffuser la culture Française et les artistes Français dans le monde!

 

 

 

 

 
 
En France c'est le code de la propriété intellectuelle qui le détermine, et en particulier l'article L122-5. Les conditions de la loi française sont simplement (art L122-5 CPI) :
« Lorsque l'œuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire : […]
3º Sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source :
a) Les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information de l'œuvre à laquelle elles sont incorporées. »
Le droit de citation est gratuit et autorisé à tous.
En pratique, la jurisprudence française du droit de courte citation permet à quiconque de citer un passage d’une œuvre à condition que la longueur de ce dernier soit limitée à ce qui est nécessaire à la compréhension6.
L'article L 211-3 CPI encadre le droit de courte citation des vidéos mais uniquement en ce qui concerne les droits voisins du droit d'auteur.
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