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GAGNER SA VIE AVEC SON ART

 
 

 

Les différents marchés
1) Le marché mondial
2) Le marché Français "Exception Française" et "French touch"
3) Le marché "art communautaire"
4) Les métiers de l'image
5) Street art et art "in situ"
6) L'art des amateurs
7) L'art Web


N°1) le marché mondial :

C'est quoi?: C'est une bulle financière spéculative énorme qui risque d'éclater lors de la prochaine crise! c'est aussi un outil de propagande formidable pour les grandes entreprises mondiales et pour certain pays comme l'Amérique, l'Angleterre mais aussi la Chine, qui ont bien compris l'importance de cet outil et surtout comment l'utiliser .
Comment y accéder?: Selon Thaddaeus Ropac (galeriste), il faut 100 millions de dollars pour accéder à ce marché. Les artistes de ce marché ont en général des familles très riches, et montent des "produits"spéculatifs très efficaces.
Quel genre de production?: Je suis très riche et très fort en spéculation boursière et j'aime la décoration kitsh et clinquante..je fais du Koons ou du Warhol ou du Hirst...Décorations et spéculations pour milliardaires! le sens de l’œuvre n'a pas d'importance et n'est surtout pas à caractère révolutionnaire car il ne faut pas gêner les gens riches!
Comme je suis pété de blés, je fais faire mes pièces par des artisans...j'ai parfois des idées que je vole à d'autres... mais surtout je fais du spectaculaire et Je fais réaliser mes pièces en grand format (décoration "publicitaire" pour châteaux et Banques)...
Mes pièces doivent être reproductibles par d'autres à l'infini, l'artiste vend une idée.
Les artistes sont: Américains, Chinois, Allemands ou Anglais... mais pas de Français
(il faut être très riche, et avoir des copains riches)! ...Les collectionneurs Français préférent acheter Américains et Chinois!
Quel danger?: Cirer les pompes de ceux que l'on devrait combattre.
Comment un artiste (souvent de gauche) peut-il s'accoquiner à un marché de l'art ultra-libéral, en accord avec les pouvoirs financiers et les transnationales?
Il ne faut jamais oublier l'art immonde d'Arno Brecker et l' "Entartete Kunst" !
Quel avenir?: Une bulle spéculative est faite pour exploser! Un art de propagande est fait pour les dictatures!
C'est le fer de lance de la propagande du New World Order.

Documents à voir:
"Quand la CIA infiltrait la Culture" (Arte)
Excellente enquête signée Arte sur les liens entre les services secrets américains et les milieux intellectuels européens pendant la guerre froide. Livres, revues, art moderne tout est bon pour diffuser un modèle et attaquer l'Est. Penseurs de centre Gauche, artistes ou anciens nazis, ce documentaire met brillamment en lumière le pendant culturel de la lutte contre le communisme, à voir ! Le "book program" de la CIA qui entre 1958 et 1991 aurait distribué 10 millions de livres en Europe de l'est et en URSS.....

http://www.dailymotion.com/video/x15axb3_quand-la-cia-infiltrait-la-culture-arte_news

https://www.youtube.com/watch?v=58QTcf_mFag

N°2) Le marché français: "Exception Française" et "French touch"

C'est quoi?: L'art contemporain Français est à part dans le marché mondial, d’où le terme "d'exception Française" et de "French touch" pour le design, il a pour fondement les expérimentations de l'art moderne, et revendique régulièrement la brèche ouverte par Marcel Duchamp et par la "Nouvelle vague" (cinéma).
C'est un art qui revendique le discours de l'art comme œuvre et rejette la pratique de l'art des contraintes classiques de représentation.
L’œuvre dans l’art contemporain ne réside plus dans l’objet mais dans l’expérience que l’idée de l'artiste va provoquer.
"On parle d'art contemporain pour qualifier un monde plutôt que des œuvres. Les partisans et les détracteurs de l'art contemporain ne parlent peut-être pas de la même chose. Les "anti." jugent les œuvres et les "pro." parlent d'un ensemble de choses qui renvoient à une grammaire et à des codes. La spécificité de l'art contemporain est tel que la perception diffère complètement chez les uns et les autres." France Culture, Nathalie Heinich.
"En art moderne, ce qui fait œuvre, c'est un objet censé exprimer l'intériorité de l'artiste en transgressant les règles de la figuration classique. L'art contemporain transgresse les frontières de l'art tel que les conçoivent l'art moderne et l'art classique." France Culture, Nathalie Heinich.
Comment y accéder?: L’art français est un art "officiel"de bureaucrates élitaires?, il existe grâce à un réseau de "Jacobins" et à des subventions du ministère de la culture qui, n’existent qu’en France.
Frac, Drac et autres officines distribuent l'argent du contribuable à des copains, et à tous ceux qui font allégeance à l'art contemporain Français.
Pour y accéder il faut être un bon lèche-cul! et surtout un bon petit soldat qui suit le système et ne pose pas de questions... Il ne faut surtout pas relever les incohérences, les escroqueries, les "parrainages" ou les absurdités et les nombreux oxymores de l'art Français, mais attention, car ils pensent que "hors de l'église, point de salut".
Quel genre de production?: Dans les milieux institutionnels (musées et centres d’art, écoles d’art, Frac, Drac, etc.) et journalistiques (Art Press), un consensus s’est dessiné autour d’une définition beaucoup plus restrictive qui dénigre les modèles esthétiques classiques de la vulgate kantienne pour adopter des modèles dictés par l’utilisation des nouvelles technologies ou de nouveaux supports au service du "concept", de la pure idée
"Il délaisse souvent le savoir-faire devenu suspect (l’intervention physique de l’artiste n’est plus indispensable), il n’a plus pour finalité l’esthétique, devenue également suspecte ("esthétique" se dit avec mépris "esthétisant"), le concept de "beau" universel s’essouffle, la notion d’icône est mise au placard, avec elle, la notion de pérennité, supplantée par l’éphémère ; seuls résistent les concepts d’émotion dans l’instant, ici et maintenant, de sens et d’engagement, d’efficacité, de provocation et d’innovation à tout prix, de mode d’emploi ou de discours d’accompagnement (souvent intellectuel et rebutant). Il n’exclut pas l’idée d’élitisme, et pourtant - et paradoxalement- se voulant interactif, il fait souvent appel à l’intervention physique ou intellectuelle du "regardeur" ("car le regardeur fait le tableau", et les artistes ne servent à rien?).
Les artistes sont: Il faut être méprisant pour tout ce qui n'est pas de l'art contemporain français (street art, métiers de l'image, art populaire, etc.).
Pas besoin d'être doué plastiquement ou encore moins cultivé ou même intelligent, il faut être entre le bon publicitaire et le bonimenteur de salon mais surtout très courtisan. Il faut suivre la mode Parisienne, répéter la propagande et adhérer au dogme dominant et surtout suivre les références.
Et si Jean-pascal fait des rayures et que Jean-roger fait des points.. eh bien je fais des carrés! Il faut un travail décoratif et vide de sens critique "qui n'emmerde pas le Medef".
Devenir un "pompier de la nouvelle académie Française", est sans doute le rêve de ceux qui n'ont pas d'imagination, ni de conscience, et encore moins d'esprit...mais surtout pas de "cojones".
Quel danger?: L'art contemporain français est une académie avec dogmes, discours et définitions officielles dictées par les théoriciens de bureau du ministère de la culture, on est en plein académisme d’état, si vous êtes dissidents, faites attention à la police de la pensée, car ne pas être avec eux c'est être "Réac" ou d’extrême droite... un gros facho quoi!.. témoignage d'une belle ouverture d'esprit.
C'est une voie élitaire, sans générosité, méprisante et agressive, fermée sur elle-même, sans ouverture, sans curiosité, sans tolérance, liberticide et parasitaire , voie sans issue.
Quel avenir?: L’art contemporain Français est une "académie du penser" financée par le contribuable, elle a une fâcheuse tendance à être élitaire et très gourmande en moyens technologiques, en millions d'euros et en espace. C'est l'argent des contribuables qui financent les délires de quelques-uns!
C'est devenu le "pré carré" des grandes écoles (pas très révolutionnaires!).
L’art contemporain Français rêve de faire partie du Marché mondial mais ne sont qu'a 0.7% (chiffre 2014 en baisse) , en comptant les ventes Picasso ou Duchamp (artiste très contemporain!)..c'est pathétique!
Cette imposture avec des artistes Français (se réclamant en général de gauche) et postulant à un art mondial ultralibéral au service des financiers et des banques?
Attention, le principe de "gagner sa vie" avec l'art est insupportable pour tous les fonctionnaires de l'art français et tous les technocrates du ministère de la culture.. paradoxalement, ils sont fascinés par le marché mondial, un délire entre Kropotkine et l’ultralibéralisme d'Adam Smith!
"Qui se plaît à la cour se détourne de son art..."Molière
" Nous avons déjà vécu votre avenir" Vladimir Boukovsky

Documents à voir:
Jean-Marc Bustamante nous parle de cette "école qui ne sert à rien"
http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-un-artiste-et-une-ecole-avec-jean-marc-bustamante-2015-09-11
Franck Lepage - L'art contant pour rien (à voir absolument!)
https://www.youtube.com/watch?v=n3gOLGzMChU
Trois réacs à la Fiac (avec Franck Lepage)
https://www.youtube.com/watch?v=l8qQ5piQYYg
Il y a trop de faux artistes (le commentaire a pris le pas sur l'oeuvre) par Éric-Emmanuel Schmitt
https://www.youtube.com/watch?v=MazCnEDHkB8


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La France avec 0.7% du marché mondial en comptant les ventes de l'art moderne (Picasso, Klein, Duchamp, etc.).


Les institutionnels Français pensent que la peinture, c'est terminé ou terre minée, c'est Duchamp qui l'a dit! mais depuis quand des points de vue deviennent des paroles d'évangile? Au niveau du marché mondial c'est loin d'être fini! Dommage, il n'y a plus de peintres en France!

N°3) Le marché "art communautaire"
C'est quoi?: Je fais partie d'une communauté très forte et j'en aime les valeurs et l'histoire.
- Les peintres Basques représentés dans des galeries Basques sont achetés par des collectionneurs Basques.
- Les peintres Breton de "Marine" représentés dans des galeries Bretonnes de "Marine" sont achetés par des collectionneurs Bretons de "Marine".
- Les peintres provençaux
- Les peintres naïfs haïtiens ou des "îles" ..
Etc.
Comment y accéder?: Faire partie d'une communauté forte.
Quel genre de production?: Locale, je peins ou sculpte sur les histoires et légendes de mon pays ou de ma communauté.
Les artistes sont: En général, ils se méfient de la mondialisation, et proposent une vision alternative locale.
Quel danger?: Le repli sur soi-même, le manque d'ouverture.
Fondre son travail dans un style local. Parfois un amateurisme qui manque de culture.
Quel avenir?: On se sent "protégé" "soutenu" dans un marché à l'échelle humaine.
Documents à voir: ? le journal local?

N°4) Street art et art "in situ"
C'est quoi?: Ma galerie c'est la rue, mon musée c'est la ville, je fais un travail singulier et sans concessions....je suis un artiste "underground"... hors des réseaux officiels...
On peut différencier le street art (grafs, volumes) qui sont une compétition de "virtuosité" (souvent décoratif), avec l'art "in situ" ou des artistes (en général plus cultivé) font des performances ou des installations dans la rue.
Comment y accéder?: Être un bon plasticien, avoir de bons réseaux, faire des "Buzz" en lien avec internet.
Quel genre de production?: Des grafs, des fanzines, mais aussi des performances ou des installations.
Les artistes sont: Libre et antisystème, généreux.
Quel danger?: Les institutions ont un mépris profond pour ces artistes de rue, qu'ils jugent souvent incultes et instables.
Les artistes du street art sont jeunes et comprennent mal les enjeux et le système qu'ils combattent.
Quel avenir?: La caution du plus grand nombre (par le web) peut parfois faire émerger le travail d'un artiste inconnu...? les artistes de rue ont de plus en plus de soutien parmi les amateurs d'art et les collectionneurs. Le public se sent plus proche de ces artistes.
Documents à voir:
"Faites le mur" film réalisé par Banksy

 

N°5) Les métiers de l'image

C'est quoi?: Les métiers de la publicité, communication, presse, édition, Roman graphique, bande dessinée, nouvelles technologies, packaging, design d'objets, design graphique, photographie, illustration, animation, 3d, TV numérique, web, etc.
Comment y accéder?: Être un excellent plasticien, et si on est cultivé c'est encore mieux! mais connaître les bonnes personnes peut aider.
Quel genre de production?: Multi-médium et multimédia, il faut maîtriser la chaine graphique, la PAO, maîtriser les nouvelles technologies, élaborer un concept ou une campagne de communication, il faut savoir tout faire.
La culture, le dessin et maîtriser les NTIC sont les fondamentaux.
Les artistes sont: Si l'artiste est juste doué plastiquement, il risque de finir "grouillot" dans une société de création, s' il est très cultivé il va vers la direction artistique.
Quel danger?: Condamné à faire toujours la même chose et à dire les mêmes choses (car les clients manquent de courage pour innover), mais par contre je suis bien payé..et parfois très bien payé.
Quel avenir?: Tant qu'il y aura du commerce, il y aura les métiers de l'image!
Documents à voir: Sur le web, il y a des milliers de films et de nombreux forums pour se renseigner sur les métiers de l'image.

N°6) L' art des amateurs
C'est quoi?: Je fais un art "amateur" et je peins ou sculpte des personnages, des nus, des paysages de province (façon impressionniste), des natures mortes (pot de fleurs van gogh), c'est souvent très décoratif et manque de fond.
Les artistes amateurs manquent souvent de connaissances en histoire de l'art, et manque de culture générale.
Comment y accéder?: Aimer l'art, se faire plaisir.
Quel genre de production?: Vision populaire, artisanat décoratif.
Les artistes : Ont un petit talent de plasticien et n’ont pas de prétention dans l'art.
Il faut être habile à peindre, à bien dessiner et à bien sculpter.. être très décoratif...faire du beau, et surtout pas de technologies ; pas de peintures sombres, pas d'art qui pose des questions.
Quel danger?: Amateurismes et incultures.
S'accaparent des lieux d'expositions et un petit marché qui pourraient servir à des élèves débutants d'école d'art.
Quel avenir?: Petit prix, petits formats et petits réseaux de copains. C'est aussi un vivier d'où peut sortir parfois des pépites.
Documents à voir: ?

7) L'art Web
C'est quoi?: Je fais de la création numérique et j'expose sur le web.
Le web devient le salon des refusés du 19e siècle. Les artistes connus sur le web seront peut-être les artistes révolutionnaires de demain!
Comment y accéder?: Maitriser les nouvelles technologies et comprendre les réseaux sociaux.
Quel genre de production?: Soit rechercher le "buzz" pour le plus grand nombre, ou fidéliser un groupe d'internautes par un travail singulier et régulier.
Les artistes : Ils ont un grand talent de plasticien, et comprennent les concepts et la propagande, "surfer" sur les idées, sur les mouvements.
En général beaucoup d'artiste du street art et des métiers de l'image développent des projets étonnants hors des circuits institutionnels.
Quel danger?: Pas d'exposition dans le réel, peu ou pas de visibilité sur les marchés..
difficile à financer sauf par la pub. (pas toujours heureux).
Quel avenir?: Un vidéaste comme Rémi Gaillard additionne plus de 2 milliards de clicks, comment faire des prévisions? comment anticiper ces nouveaux marchés?
Documents à voir:
Vidéo de Rémi Gaillard

NE PAS OUBLIER Faire de l'art coûte cher!

1) Location d'un atelier (lieu de travail et de stockage) entre 500/+2000 euros/mois (petit/grand atelier). L'atelier est un écrin pour votre travail, mais aussi une caution.
Les collectionneurs n'achètent pas un artiste vivant dans une cave!
2) Matériel de peinture ( peintures, médiums, supports, etc.) 200/+2000 euros/mois (cela dépens des formats et de la qualité des peintures)
3) Matériel de sculpture et volume entre 500/+10.000 euros?/mois (cela dépens des projets, des projets, des déplacements de sculptures, des assurances)( les musées aiment les très grands formats)
Mais surtout un lieu de stockage, car il faut pouvoir stocker des grands volumes!
4) Informatique et photos et vidéo (changer d'ordinateur tout les 2 ans/ logiciels/technologie de pointe, formations, livres) + matériels photos/vidéos: Minimum, 1000/+10.000 euros /ans
5) Outils de communication , à condition de savoir faire! (dossiers à envoyer (30/40 euros), 10 dossiers /mois=300 euros) , envoyer des cd-roms interactifs avec films (20/30 euros), 10dossier /mois=200 euros) , faire des concours ( dossier/projets 40/50 euros, 20/50 dossiers par an = 500/ 250 euros), déplacement vers des contacts (trains, voitures, avions, +++ euros)
6) Communication par internet (à condition de savoir faire!) : haut débit (50/100 euros/mois)+ site web en ligne(100euros pour 100mo/ans) + site web (création 600 à 3000euros) téléphone contact (100euros/mois)
7) CULTURE: livres, dvd, visite d'expos., voyages, 1000/+6000 euros/ans

Si vous voulez gagner votre vie avec l'art:

Si on n'est pas riche, si on ne travaille pas dans les métiers de l'image, si on refuse d'être un courtisan institutionnel, si on veut être libre dans sa création...
Il faut savoir tout faire, être très cultivé, être bon en communication, avoir la forme, la pertinence et la détermination..et surtout il faut....supporter en France la connerie des fonctionnaires de l'art et des théoriciens (bons toutous du pouvoir).

1) faire des boulots plus commerciaux et plus accessibles (bien faits, pas chers) version grand public (oui je sais.. c'est dangereux... le faire plutôt sous un faux nom )
2) chercher des entreprises pour le 1% (réalisation d'œuvres pour des sociétés)
3) faire des objets" design", ou des meubles d'artistes (fonctionnel) (penser aux réseaux de distribution).
4) chercher des subventions et des partenariats (avec la mairie...avec la région, au niveau national....mais là c'est raté si on n'a pas de réseaux institutionnels )
5) proposer un service de design graphique et d'illustrations ( répondre à des appels d'offre, démarcher auprès des sociétés, etc.)(beaucoup de dossiers à faire)
6) développer et amplifier la sérigraphie. la reproduction numérique, des projets pas cher. Éditer des livres et des affiches.
7) trouver des échanges d'expositions avec l'Espagne et l'Allemagne, l'Angleterre (faire des réseaux)
8) faire des concours et des foires expos (surtout en Europe, pour le CV). envoyer des dossiers partout...
9) faire des t-shirts, des affiches, des cartes, des fanzines, des sites web et des blogs, etc ... pour gagner un peu de fric (sous un faux nom)
10) trouver des réseaux de "galeries indépendantes"
11) trouver des boîtes d'édition, et des réseaux de distribution.
12) communiquer sur le web (sites, blogs, réseaux sociaux) publier des livres , des affiches, exposer...etc.
Tout cela pour financer votre art. car pour gagner sa vie avec son art...il faut déjà du génie.
Car un collectionneur ou une institution n' achète pas une œuvre d'art , ils investissent sur un artiste... qui peut racheter l’œuvre si besoin est..

Quelques chiffres:
- La place de Paris (donc la France) représentait en 1950, 70 % du marché de l'art, en 1990 elle présentait encore 40 %, aujourd'hui en 2014 elle représente moins de 0.7% du marché mondial.
- 2/3 millions de photos chargées chaque jour sur Flickr (pareil sur les autres réseaux sociaux)
- il faut entre 50.000$ et 300.000$ pour réaliser les mêmes photos que Jeff Wall est entre 1million ou 2 millions de dollars pour faire les films de Mattew Barney...
- 2 milliards de click sur le site de Rémi Gaillard (il faut faire n'importe quoi pour être n'importe qui) (populaire ou populisme?)
- coût d'un bon site web fait par une société : 4000 euros, coût d'une exposition "bas de gamme ": 500/2000 euros (location, matériel, imprimeur, etc...)
- En 2006, les dix artistes dont la vente des œuvres avait atteint les plus fortes valeurs étaient en chiffre d'affaires : Pablo Picasso, 399 M$, Andy Warhol, 199 M$, Gustav Klimt, 175 M$, Willem de Kooning, 107 M$, Amedeo Modigliani, 91 M$, Marc Chagall, 89 M$, Egon Schiele 79 M$, Paul Gauguin, 62 M$, Henri Matisse, 60 M$, Roy Lichtenstein 60 M$
- Une version du «Cri» d’Edward Munch a été adjugée pour 119 millions de dollars.
- L'artiste ayant réalisé le chiffre d'affaires le plus important en vente public étant Qi Baishi, devant Zhang Daqian, Xu Beihong et Fu Baoshi (pourquoi que des chinois?)
- Une bonne galerie française a des frais de fonctionnement entre 5.000/30.000 euros par mois, une moyenne galerie américaine ou chinoise a des frais de fonctionnement entre 500.000/1.000.000 euros
- Le marché de l'art représente bien peu de choses : la Commission européenne à Bruxelles l'estime à environ 2,29 milliards d'euros (15 milliards de francs) pour ce qui concerne la peinture et le dessin. C'est-à-dire un peu moins d'une journée/an du volume d'affaires de la Bourse de Paris.
- Les deux principales maisons de ventes aux enchères, Christie's et Sotheby's, annoncent environ 4,5 milliards d'euros (30 milliards de francs) de chiffre d'affaires en 1999, mais cette somme confond les ventes d'art, de mobilier, de bijoux, d'automobile ou d'immobilier. Et on croit que l'art contemporain français à le vent en poupe...je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer!
- 41,43%: la part de marché de la Chine (guerre culturelle contre les " yankees-anglo-saxons")

Après tout ça, quelques étudiants des amateurs penseront que je suis un salopard de divulguer cela ou que je suis malhonnête ...sachez, que j'aurais aimé trouver ces informations quand j'avais 20 ans...

 

 
 
 
 



 
 
 
     
 
 
   

 

     

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